Histoire du théâtre

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Franchissement de l’Équateur

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dava_sobelDava Sobel

Écrivain

J’ai passé l’ensemble de ma vie professionnelle à écrire. Une fois diplômé, j’ai commencé ma carrière en tant que rédactrice technique pour IBM, avant de me tourner vers le journalisme en janvier 1970, au moment de la première Journée de la Terre. Les deux emplois que j’ai préférés ont été tout d’abord celui de rédactrice scientifique pour le Bureau de l’Actualité de la Cornell University, où j’ai pu traiter de nombreux sujets allant de l’astronomie à la médecine vétérinaire, le deuxième en tant que reporter au sein du département des Sciences du New York Times, où j’étais spécialisée dans la psychologie et la psychiatrie. Mon travail le plus inoubliable a nécessité que je vive 25 jours en tant que sujet d’une expérience dans un laboratoire de « chronophysiologie », dans lequel les vitres sans tain et les techniciens professionnels m’empêchaient de savoir s’il faisait jour ou nuit.

Pendant 20 ans, j’ai écrit des articles en freelance pour de nombreux magazines, et notamment pour Harvard Magazine, Omni, Science Digest, et Discover, ainsi que pour Audubon, Life, et The New Yorker. J’ai assisté à ma première éclipse totale du soleil en 1991, alors que je travaillais comme journaliste pour Travel Holiday, et j’ai participé à Space Camp pour les besoins d’un article écrit pour le magazine de retraités New Choices. Je suis née en 1947 dans le Bronx, juste à côté du Zoo du Bronx et du New York Botanical Garden, et j’ai donc pu m’y rendre seule dès mon plus jeune âge. Mon diplôme le plus important est sans aucun doute celui que j’ai obtenu à la Bronx High School of Science (promotion 1964). Ma vie de famille m’a également parfaitement préparée à ma future carrière, ma mère étant un chimiste diplômée et personne dans ma famille ne trouvant étrange qu’une fille puisse s’intéresser à la science. Mes parents aimaient tous les deux lire, et ils m’ont d’ailleurs convaincu que la meilleure manière de retenir l’attention de quelqu’un était avec un livre.

La publication de Longitude en 1995 – ainsi que son succès inattendu – a fait de moi un auteur à plein temps. J’apprécie tout particulièrement les recherches poussées que nécessite l’écriture de livres. On m’a un jour dit « Je détesterais avoir ton travail. C’est comme écrire une nouvelle dissertation à chaque fois. » C’est exactement cela, et c’est ce que j’aime par-dessus tout. Les gens peuvent avoir l’impression que les lectures et les apparitions publiques sont les meilleurs moments de la carrière d’un écrivain. Bien entendu, j’apprécie ces événements, et je suis flattée de la volonté de mes éditeurs à vouloir m’envoyer à des lectures et de celle de mes lecteurs à venir m’écouter.

Mais écrire signifie d’abord rester seul dans une pièce, et les moments les plus forts se produisent dans cette pièce, sans témoin, dans ces petits moments où le travail avance. Certains de ces moments les plus mémorables se sont produits pendant les années passées à écrire Galileo’s Daughter, particulièrement lorsque les petits matins d’hiver (les heures où je parviens le mieux à travailler) étaient sombres et que j’entrais dans mon bureau en croyant presque être dans le couvent de San Matteo de Suor Maria Celeste à Arcetri.

Je suis flattée de l’accueil qui a été réservé à mes livres – pas seulement à cause des bonnes critiques ou des notations sur les listes des bestsellers, mais également en raison des événements ayant suivi leurs publications. Longitude a permis d’ériger un mémorial à John Harrison à Westminster Abbey, inauguré par Prince Philip le 24 mars 2006 (le jour du 313e anniversaire de Harrison, et également le 230e anniversaire de sa mort).

Des astronomes qui avaient lu Galileo’s Daughter ont donné le nom de Suor Maria Celeste à l’un des cratères de Vénus, ainsi que celui de sa mère, Marina Gamba, à l’un des lieux de l’astéroïde Eros. Grace à The Planets, un astéroïde découvert en 1994 par David Levy et Carolyn Shoemaker a été officiellement nommé (30935) Davasobel. En ce moment, j’écris une pièce de théâtre sur Copernic et les événements qui l’ont mené à sa découverte et lui ont donné la sagesse de défendre l’idée que la Terre tournait autour du soleil.

C’est tout nouveau pour moi, je n’ai jamais écrit de pièce de théâtre auparavant. Mais je vois cette expérience comme une étape naturelle de plus. J’ai un diplôme universitaire en Histoire du théâtre, qui a été enrichi de mon expérience en tant qu’amatrice de théâtre. De plus, le sujet de la pièce est un thème qui m’est familier : la transformation de la vision du monde grâce à la science.